Après deux séances de nette reprise, le marché suisse s'est accordé une pause en ouvrant en légère baisse. L'indice a accru ses pertes en cours de matinée dans des volumes moyens. L'impact des plans de sauvetages aux Etats-Unis et en Europe est moins présent dans les esprits. Par ailleurs, l'économie réelle revient peu à peu sur le devant de la scène et les craintes de récession sont toujours plus présentes. Le SPI a finalement affiché une clôture en baisse de 5,39%, à 4'916,55 points. Il effaçait tous les gains de la veille et une fraction de ceux du lundi. Le SMI terminait sur un recul comparable, de 5,57%, à 5'911,17 points.

Les reculs, dont certains ont été très substantiels, ont concerné tous les titres du SMI, à l'exception de Swisscom (+0,91% à 330,50 francs). Il a frappé plus vivement ceux qui ont profité le plus du rallye de lundi et mardi, notamment les valeurs financières. UBS a cédé 6,17% à 20,08 francs tandis que Credit Suisse faisait encore moins bien avec une perte de 9,11% à 45,90 francs. Aux assurances, Swiss Re (-12,56% à 43,98 francs) tenait la lanterne rouge.

Trois titres sensibles à la conjoncture se sont particulièrement mal comportés. ABB a abandonné 11,30%, le second plus fort recul du SMI, à 17,03 francs. Elle était accompagnée par Swatch (-9,8% à 177,70%) et Holcim (-9,4% à 69,90 francs).

Les pharmaceutiques ont mieux résisté que la moyenne profitant de leur profil défensif. Roche a cédé de 1,54% à 160,30 francs. Notons que sa filiale Genentech a publié de bons résultats trimestriels la veille après la clôture. Novartis a perdu exactement la même proportion, à 54,25 francs.

Après la reprise de Financial Objects et Informer par Temenos SA (-8,48% à 15,10 francs), les analystes de la banque Vontobel ont réexaminé leurs prévisions de bénéfice par action. Vu la situation, ils ont abaissé l'objectif de cours du titre de 40 francs à 37 francs mais ont maintenu la recommandation d'achat.