C'est dans une ambiance très différente de celle d'hier que s'est déroulée la journée de jeudi. Parmi le flux de résultats d'entreprise qui ont été annoncés, ce sont les mauvais chiffres d'IBM, de Kraft ou de Nokia qui retiennent l'attention des investisseurs. Au-delà des résultats du deuxième trimestre, ce sont souvent des perspectives décevantes qui les poussent à la prudence, alors que le marché semble avoir déjà bien anticipé la croissance des profits qui sont actuellement présentés. Le SMI termine donc la séance avec un recul de 0,69%. Les valeurs gagnantes de ces derniers jours subissent des prises de profit à l'image de Credit Suisse qui cède 3,05%, de UBS qui perd 1,01% ou de Kudelski qui abandonne 4,05%. Julius Bär chute également de 5,48% après avoir annoncé l'abandon de son activité de courtage institutionnel pour se concentrer sur la gestion de fortune. ABB reste toujours sous pression et baisse une nouvelle fois de 3,49%. Quelques résultats ont aussi été présentés en Suisse. La SGS impressionne tout le monde avec une progression de 47% de son bénéfice net et des marges opérationnelles toujours en amélioration. L'action s'envole littéralement avec un gain de 8,18%. Sulzer a annoncé une progression de ses commandes au deuxième trimestre, cela malgré la force du franc suisse. Le titre rebondit de 2,55%. Unaxis a, pour sa part, connu une hausse de 13% de ses ventes au premier semestre de cette année et a confirmé ses prévisions pour le reste de l'année, ce qui a peut-être créé un trouble dans l'esprit des observateurs. Cela expliquerait le recul du titre de 4,7%. Par contre, Georg Fischer a clairement déçu, que ce soit du côté des résultats du premier semestre qui sont inférieurs aux attentes ou en ce qui concerne les perspectives qui sont jugées insuffisantes. La réaction ne se fait pas attendre, l'action vacille de 6,14%. L'influence des Américains reste toujours très forte. On peut l'illustrer aujourd'hui avec Adecco qui perd 1,84% au moment où son rival Manpower annonce que son troisième trimestre sera moins bon que le deuxième du fait de la situation de l'emploi qui peine à redémarrer.