La crise qui perdure en Asie a provoqué mardi une nouvelle chute des Bourses. Entraînée par ses grosses valeurs financières (J.P. Morgan, American Express), Wall Street a ouvert sa séance en fort recul et a connu une journée très nerveuse avant que le Dow Jones ne clôture à -1,31%Comme le marché canadien ou les autres indices américains, les places sud-américaines ont fortement baissé. En Europe, la Bourse suisse a enregistré un recul important, de 3,54%, soit une des plus mauvaises performances du Vieux Continent derrière Amsterdam qui a clôturé en baisse de 3,65%, et Francfort dont la chute s'est traduite par une baisse de 3,8% de l'indice DAX. De son côté, la petite Bourse danoise s'est contractée de 3,77%.

En Suisse, les banques et les entreprises industrielles fortement engagées en Asie ont été le plus fortement pénalisées par le marché: partenaire dans la construction du barrage des Trois-Gorges, ABB a par exemple cédé 5,99% et Alusuisse 4,13%. Les valeurs financières ont aussi été touchées: le groupe Zurich a plongé 5,75%, Credit Suisse Group de 5,13% et l'UBS de 4,76%.

La Bourse d'Amsterdam a retrouvé son niveau du 27 avril dernier. Les places espagnole et italienne ont, respectivement, perdu 3,30% et 2,79%. L'indice principal de Londres a cédé 2,77% alors que Paris a limité les dégâts avec une baisse de 2,37%. L'annonce par l'assureur Axa d'un ralentissement de la croissance des bénéfices a pesé lourd dans la baisse du CAC-40. A Londres, la chute a été limitée par l'annonce de l'OPA du groupe pétrolier anglo-néerlandais BP sur son concurrent nord-américain Amoco. Ce raid a été salué par la Bourse de Londres, BP étant l'une des plus grosses capitalisations de la place. Londres a désormais atteint le niveau d'il y a sept mois.

Malgré cette vague de corrections, les Bourses européennes enregistrent une hausse encore importante depuis le début de l'année, de +5% pour Londres à plus de 30% pour les places italienne et espagnole.

R. Rr