Le redressement (+3,5%) de la Bourse chinoise mercredi, au lendemain de sa chute historique de plus de 9%, n'a pas suffi à rasséréner les investisseurs du Japon (-2,85%), des autres places d'Asie ou d'Europe. Pas plus que la montée au créneau d'une série d'autorités politiques et économiques qui d'Australie aux Etats-Unis en passant par la France ont tenté d'apaiser les angoisses des investisseurs.

En fin de journée, le SMI a accusé une nouvelle baisse de 1,35%, portant à 5% son déclin depuis le début de la semaine. Le reste de l'Europe est également resté en berne: Paris a abandonné 1,3%, Londres 1,8% et Francfort 1,5%.

Devant le Congrès américain, Ben Bernanke s'est efforcé de se montrer rassurant. Selon lui, les marchés financiers fonctionnent «bien» et la croissance des Etats-Unis, «modérée à l'avenir», est sur le chemin de la réaccélération. Les investisseurs américains ont bien voulu prêter une oreille attentive à ses propos, comme aux manifestations de confiance des gourous de Wall Street. Pour ces derniers, cette correction présente un caractère technique plus que fondamental. En milieu de journée, les indices de la Bourse américaine se ressaisissaient (+ 0,7% pour le S & P 500 et+ 0,56% pour le Nasdaq) après avoir connu mardi leur déclin le plus abyssal en quatre ans. Le retour au calme a engendré une détente nette de la volatilité après l'envolée record de la veille.

En Chine, épicentre de la secousse de mardi, les investisseurs n'apparaissent pas découragés. Au contraire, ils ont été plus nombreux que jamais à se précipiter dans leurs banques pour ouvrir des comptes titres. Enfin, l'Amérique latine semblait elle aussi vouloir croire au rebond boursier. L'indice MSCI de la zone se raffermissait de 0,7% en milieu de journée après une chute de 6,7%.