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Les bourses mondiales rechutent

Après le rebond de mercredi, les principales places financières sont reparties à la baisse jeudi. L'indice européen Eurostoxx 50 a perdu plus de 2%

Le répit n’aura duré qu’une journée. Après une séance de rebond mercredi, les bourses européennes ont fini jeudi en net recul. La baisse s’est accélérée en fin de séance après la publication de bons chiffres de l’emploi américains. L’Eurostoxx 50 a par exemple perdu 2,24%.

Les marchés restent «encore assez nerveux» après les fortes baisses enregistrées en début de semaine sur les places financières internationales, juge Andrea Tuéni, analyste de Saxo Banque. «Il y a encore un traumatisme du côté des investisseurs par rapport à ce qui s’est passé», ajoute le spécialiste. Même s’il observe «une baisse de volatilité», celle-ci «reste plus élevée que ce à quoi on était habitué» et «il y a encore beaucoup d’hésitation, d’incertitude, et de nervosité sur les marchés.»

Du côté de Wall Street

Dans le sillage des bourses européennes, la Bourse de New York accentuait ses pertes à la mi-séance jeudi, les investisseurs faisant toujours preuve de nervosité face à la montée des taux d’emprunt sur les marchés.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont enregistré une baisse surprise pour descendre à leur deuxième plus bas niveau en 45 ans, à 221 000 demandes d’allocations au chômage pour la semaine close le 3 février. Ces bons chiffres pourraient entraîner «normalisation plus rapide de la politique monétaire» américaine.

Vers 17h30 GMT, le Dow Jones reculait de 2,10% à 24 370,66 points, le Nasdaq, à forte coloration technologique, lâchait 1,94% à 6 915,16 points, et l’indice élargi S&P 500 perdait 1,77% à 2 634,29 points. Après avoir démarré près de l’équilibre, les indices ont peu à peu perdu de la vigueur alors que le marché obligataire se tendait, le taux d’emprunt à dix ans des Etats-Unis grimpant notamment jusqu’à 2,882%.

Des mois d’euphorie boursière

La rapide montée de ce taux est un des facteurs ayant déclenché la semaine dernière des remous sur le marché boursier, turbulences qui ont culminé lundi avec la pire séance du Dow Jones depuis 2011.

Après plusieurs mois d’euphorie boursière, les investisseurs se sont soudainement inquiétés d’une possible accélération de l’inflation et d’une remontée plus rapide que prévu des taux d’intérêt de la banque centrale américaine au moment où l’économie est en forme.

Cette évolution rend plus cher le coût des emprunts aussi bien pour les entreprises que pour les investisseurs et offre aux courtiers un placement désormais un peu plus rémunérateur et moins risqué que les actions.

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