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La start-up zurichoise AVA. 

Innovation

Le bracelet de fertilité d’Ava lève 10 millions de dollars

La start-up zurichoise qui possède une antenne dans la Silicon Valley prévoit de commercialiser son produit en Europe dès l’année prochaine

La start-up zurichoise Ava a annoncé hier avoir levé 9,7 millions de dollars auprès du fonds de capital-risque Polytech Ventures. Au côté de cet investisseur principal, Blue Ocean Ventures, Global Sources, Swisscom et ZKB ont également participé à l’opération.

La jeune pousse, cofondée en 2014 par Lea von Bidder et Pascal Koenig, a développé un bracelet connecté qui permet aux femmes cherchant à être enceintes de connaître leurs cycles menstruels et leur fertilité. Le produit, vendu depuis le mois de juillet aux Etats-Unis au prix de 199 dollars, devrait être disponible en Suisse en 2017. Les fonds levés par Ava permettront d’accroître la production et de lancer la commercialisation en Europe, dès le début de l’année prochaine. La start-up zurichoise, qui a ouvert une succursale dans la Silicon Valley, destinera également ces fonds à la recherche.

«Fertilité du XXe siècle»

La technologie du bracelet a été développée au CSEM (Centre suisse d’électronique et de microtechnique), en partenariat avec l’EMPA (les laboratoires fédéraux d’essai des matériaux et de recherche) et l’hôpital universitaire de Zurich. Cet objet est relié à une application qui collecte des millions de données pendant le sommeil, à l’exemple de la respiration, de la qualité du sommeil, des pulsations, de la température et d’autres paramètres corrélés à l’augmentation des hormones de reproduction. Puis, le bracelet transmet les informations à un smartphone. Une application peut dès lors transmettre les informations et les valeurs hormonales à son utilisatrice.

Des études cliniques récemment menées à l’hôpital universitaire de Zurich ont démontré que ce bracelet détectait environ 5,3 jours fertiles par cycle avec une précision de 89%. Pour Lea von Bidder, il faut amener la fertilité au XXe siècle. «Nous sommes capables de tout faire avec la technologie: commander des taxis, se faire livrer à la maison, etc. Mais cela fait depuis les années 1920 que les femmes utilisent le même moyen pour mesurer leur cycle, la température, et il est loin d’être fiable», expliquait-elle au Temps. La start-up qui avait déjà levé 2,6 millions de dollars l’an dernier compte cinq employés aux Etats-Unis, treize personnes en Suisse ainsi que quelques collaborateurs en Serbie et en Bulgarie.

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