On frisait la méthode Coué à Berne lundi, comme pour conjurer l’incertitude, la peur du vide. Les mots continuité et stabilité ont été serinés à chaque prise de parole, lors de la conférence de presse qui a suivi la signature de l’accord commercial entre la Suisse et le Royaume-Uni, censé régler l’après-Brexit. Que ce soit dans la bouche du conseiller fédéral chargé de l’Economie, Guy Parmelin, qui soulignait d’emblée la «stabilité» offerte par le texte «qui reprend la majorité des accords commerciaux régissant aujourd’hui les relations entre les deux pays». Ou de celle de Liam Fox, secrétaire d’Etat britannique au Commerce international, qui insistait sur la «continuité qu’il garantit, comme base de nos futures relations commerciales».

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