Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Des Bitcoins, une fameuse cryptomonnaie, New York, 2016.
© Mike Segar/Reuters ©

Technologie

La BRI épingle les déficiences des cryptomonnaies

La Banque des règlements internationaux (BRI) estime que les monnaies virtuelles pourraient aller jusqu’à paralyser internet

Dans un rapport, la Banque des règlements internationaux (BRI) a examiné les principes et le fonctionnement des monnaies virtuelles. L’objectif était de déterminer si, au-delà de la frénésie qui a accompagné leur envolée l’an passé, ces cryptomonnaies peuvent trouver leur place dans le système financier.
Les monnaies ont trois fonctions qui consistent à servir d’étalon de mesure pour comparer les prix de biens qui peuvent être achetés, également de moyen d’échange pour les transactions, et aussi de moyen d’épargne, a rappelé la banque centrale des banques centrales.

Or, à la différence des monnaies garanties par les banques centrales, qui ont pour mission d’assurer leur stabilité, les cryptomonnaies souffrent d’un certain nombre de problèmes, liés à leur fonctionnement décentralisé, qui est plus un inconvénient qu’un avantage, a jugé la BRI.

Coût environnemental

Les cryptomonnaies font intervenir d’un côté des utilisateurs et de l’autre une foule de «mineurs», chargés d’examiner et enregistrer les transactions pour garantir le protocole sur lequel s’appuient les monnaies virtuelles.
Or ce processus génère de vastes volumes de données ayant un coût énorme, ne serait-ce qu’au niveau environnemental, pointe la BRI. La consommation d’électricité nécessaire pour traiter les données uniquement pour le bitcoin, la monnaie virtuelle la plus connue, correspond à elle seule à l’énergie nécessaire pour faire tourner un pays de taille moyenne comme la Suisse, selon la BRI.

Ce mode de fonctionnement décentralisé est de surcroît inefficace puisque l’immense volume de données qui en résulte tend à saturer et congestionner les réseaux, et s’avère ainsi inefficace en tant que moyen de paiement au quotidien pour ses utilisateurs.

Pour traiter les transactions actuellement réalisées par les canaux traditionnels, tels que les opérateurs de cartes bleues, il faudrait, même avec des hypothèses optimistes, des capacités de stockage qui iraient, en quelques jours, bien au-delà de celles d’un smartphone, en quelques semaines, au-delà d’un ordinateur personnel, et en quelques mois bien au-delà de celles d’un serveur.

«Mener internet à l’arrêt»

«Les volumes de communication qui y sont associés pourraient mener internet à l’arrêt», a mis en garde la BRI, dans son rapport. La BRI a également mis en cause les coûts de transaction et leur valeur en tant qu’instrument d’épargne compte tenu de leur énorme volatilité.

Elle a cependant mis en évidence l’intérêt de la technologie sur laquelle s’appuient les monnaies virtuelles, par exemple, pour les transferts d’argent transfrontaliers, la question étant in fine de savoir si les banques centrales pourraient alors émettre des monnaies numériques.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)