Un grand bâtiment terne, en pleine zone industrielle de Brügg (BE), près de Bienne. A l’entrée, un panneau liste les noms de plusieurs entreprises. Perdu au milieu, le mot «douane», sans doute plus discret que Bureau central du contrôle des métaux précieux (BCMP), détonne. C’est pourtant bien là, à deux pas d’un magasin de literie et d’un spécialiste de l’outillage, que se situe le cœur de cette unité rattachée à l’Administration fédérale des douanes.

Pour y accéder, il faut emprunter un ascenseur piloté à distance. Se succèdent alors d’étroits couloirs dont un mène à une salle de conférences. Le chef du Bureau central, Thomas Brodmann, nous y attend. «Avec toutes les questions soulevées ces derniers mois par l’origine de l’or raffiné en Suisse et la prochaine votation sur les multinationales responsables, nous ressentons une certaine pression de la société civile», glisse-t-il en guise de préambule.