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Bruno Gaertner: «Notre concept, c’était l’horlogerie suisse traditionnelle avec un point fort sur le design.»
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Horlogerie

Bruno Gaertner: «La marque horlogère Klynt peut maintenant rebondir»

En mars, la jeune marque genevoise n’a pas réussi à atteindre ses objectifs sur la plateforme de financement participatif Kickstarter. Elle tente une seconde fois l’exercice dès mercredi, avec des ambitions revues à la baisse

Nouvelle tentative. En mars dernier, la marque horlogère naissante Klynt n’avait pas réussi à récolter les 100 000 francs espérés sur la plateforme de financement participatif Kickstarter, échouant à mi-chemin. Dès ce mercredi, elle tente à nouveau l’exercice avec des ambitions plus modestes (objectif à 50 000 francs) pour une montre mécanique «Swiss Made» dont le premier prix se monte à 799 francs. Bruno Gaertner, cofondateur du projet, tire les enseignements de son échec.

Lire aussi:  Des marques horlogères inconnues lèvent plus de 300 000 francs sur Internet (24.11.2016)

Le Temps: Comment expliquez-vous votre échec de mars dernier?

Bruno Gaertner: Je vois plusieurs facteurs. Notre objectif de 100 000 francs était très élevé pour une campagne Kickstarter. Dans notre courbe de progression, à la moitié de la campagne, on enregistrait autant de désengagements (de la part de clients qui doutaient qu’on arrive au terme) que de nouveaux engagements. Donc on a plafonné sans possibilité de progresser. Autre problème: la gamme de prix. Notre premier produit coûtait 990 francs, ce qui est très élevé pour une plateforme de ce type.

– En fin d’année dernière, les Lausannois de Goldgena ont réussi à lever presque 550 000 francs pour une montre mécanique dont le premier prix était 450 francs. Qu’ont-ils fait mieux que vous?

Lire aussi: Goldgena veut bousculer la «fourmilière horlogère» (25.05.2016)

– Ils ont passé beaucoup de temps à construire une communauté en amont grâce à leur campagne «anti-Swiss Made». Avant même de se lancer sur Kickstarter, ils avaient des dizaines de milliers de personnes qui les suivaient sur Facebook ou étaient abonnés à leur newsletter. Une fois que la communauté était construite, tout était plus facile. Nous avons choisi de mettre moins de moyens dans la communication. Notre concept, c’était l’horlogerie suisse traditionnelle avec un point fort sur le design.

– Avec cette deuxième tentative, vous gardez les mêmes montres mais les vendez presque 200 francs moins cher. Comment est-ce possible?

– Oui, on a diminué le prix d’appel de 990 à 799 francs. C’est très simple, on a coupé dans nos marges. Par ailleurs, vis-à-vis de nos fournisseurs, nous nous sommes engagés à commander des quantités moindres. C’étaient les sacrifices nécessaires pour permettre cette nouvelle tentative.

– Avoir échoué une fois, est-ce que cela vous pénalise aux yeux de vos clients?

– Cela nous a appris beaucoup. Je crois que tous ceux qui étaient convaincus par le projet nous ont confirmé qu’ils étaient prêts à s’engager à nouveau. Cela fait partie de l’expérience d’entrepreneur; le projet ne marche pas, c’est un échec, mais nous allons maintenant rebondir. Financièrement, personne n’a évidemment été débité et Kickstarter ne nous a rien demandé.

– Grâce notamment à son mouvement Sellita, votre montre est «Swiss Made». Pourquoi ce label est-il si important pour vous?

– C’est une décision personnelle car, pour notre société qui est suisse, il est très important de pouvoir porter l’image de la Suisse dans le monde. Par ailleurs, sur Kickstarter, dès que l’on dépasse le palier de 500 francs, les gens cherchent des produits plus aboutis. Cette signature est une preuve de qualité qui nous permet de nous différencier des dizaines d’autres projets horlogers que l’on trouve sur Kickstarter.

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