C’est une nouvelle manche dans le bras de fer entre l’industrie agrochimique et les ONG qui revendiquent une alimentation sans pesticides ou autres produits phytosanitaires, au sein de l’Union européenne (UE). Au milieu, la Commission, qui doit trancher. Le combat a lieu autour du glyphosate, le principal composant de l’herbicide Roundup, controversé et qui serait cancérogène, mais massivement utilisé dans les champs. En 2017, Bruxelles, sous pression, n’avait renouvelé son autorisation que pour cinq ans, contre quinze habituellement. L’échéance de fin décembre 2022 approche donc à grands pas.