La fête est-elle finie pour les valeurs technologiques? En hausse de 20% depuis le début de l’année, l’indice Nasdaq a bondi de près de 60% depuis son point bas du 21 mars, après la tempête qui avait balayé les bourses mondiales sur fond de pandémie de covid. Après ce mouvement extraordinaire, le décrochage de l’ordre de près de 9% enregistré depuis le 2 septembre montre l’intensité de la folie spéculative durant l’été.

La période actuelle sort de l’ordinaire par les comportements de plusieurs types d’investisseurs, analyse Charles-Henry Monchau, responsable des investissements de FlowBank: «Du côté des entreprises, on constate un rush vers les entrées en bourse, alors qu’il y en avait eu peu ces dernières années. En outre, ces introductions en bourse se font souvent à travers des véhicules financiers spéciaux, les SPAC (ou Special Purpose Acquisition Companies). Ces derniers permettent de contourner le processus normal et ainsi de raccourcir le temps nécessaire à la levée de fonds. Ce genre de pratiques avait été déjà observé en 1999, au plus fort de la bulle internet.»