L’Union européenne (UE) et les Etats-Unis ne sont résolument pas sur la même longueur d’onde concernant la gouvernance de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le fossé s’est creusé encore davantage la semaine passée lorsque les Américains ont mis un veto à la nomination de l’Allemand Karl Brauner pour occuper le poste de directeur intérimaire de l’organisation. Une telle nomination était à l’ordre du jour du Conseil général vendredi. En effet, le Brésilien Roberto Azevêdo quitte ses fonctions fin août alors que l’élection de son successeur ne devrait pas être achevée avant le 7 novembre.

Par-dessus tout, des pirates informatiques se font passer pour Roberto Azevêdo sur un compte du réseau social Telegram et proposent leur aide aux candidats au poste de directeur. Notamment en intervenant en leur faveur après de l’administration Trump. Le secrétariat a fait savoir mardi que le directeur n’a jamais eu un tel compte. L’équipe de la sécurité informatique n’a toutefois pas encore résolu le problème. Chez les candidats, le doute s’est installé au sujet de l’identité et de l’objectif des manipulateurs, ce qui ajoute à la cacophonie régnant à l’OMC.