La suprématie de la place financière britannique en tant que capitale mondiale des changes reste incontestée. L'été passé pourtant, des statistiques de volumes avaient souligné la tendance de New York à combler rapidement son retard. Une étude publiée lundi par le Comité des changes de la Banque d'Angleterre a montré que Londres avait de nouveau creusé son écart.

En octobre, le volume échangé sur le marché des changes y a atteint 789 milliards de dollars en moyenne chaque jour - dont 257 sur le marché spot, le reste se répartissant entre futures et swaps. 73 milliards de dollars de transactions ont par ailleurs été effectuées sur le marché des dérivés de gré à gré (OTC). Au total, ces volumes ont explosé de 31% par rapport à octobre 2004. La paire euro/dollar est de loin la plus échangée (6000 milliards de dollars par mois).

D'après des études similaires conduites aux Etats-Unis et à Singapour, les volumes échangés à New York sont en hausse de 28,4% sur un an. Ils ont avoisiné 440 milliards de dollars en moyenne chaque jour d'octobre 2005 sur le marché réglementé et de 37 milliards sur l'OTC. Loin derrière Londres, donc. La Place de Singapour a pour sa part digéré un volume quotidien de 167 milliards de dollars.