Quand on arrive, le long du Rhin, à la hauteur du quartier général de Novartis à Bâle, on tombe sur des grilles et des caméras. L’entrée principale, un local noir sur une zone bétonneuse, fait penser à un ancien bureau de douane d’Allemagne de l’Est. Elle cache une rangée d’arbres et une allée. La Fabrikstrasse existe depuis des décennies et elle doit son nom au passé industriel du site.

L’allée mène vers un lieu où le passé côtoie le présent. Une terre de contrastes où les anciennes méthodes de travail cèdent la place aux structures horizontales. Où la puissance financière d’une des plus grandes firmes pharmaceutiques du monde s’articule avec un esprit de start-up. Où les prouesses scientifiques s’accompagnent de scandales et où, derrière des grilles, on joue la carte de l’ouverture.