Les cantons veulent ouvrir l’accès à la formation d’enseignants. Des personnes qualifiées dans une autre profession devraient pouvoir accéder aux hautes écoles pédagogiques sur la seule base d’un dossier. Et les compétences acquises de manière non formelle devraient être prises en compte.

Les propositions mises en consultation en fin d’année dernière par la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) ont reçu le soutien de la majorité des acteurs. Le comité de la CDIP va maintenant remanier les règles sur la base des résultats de l’audition et il soumettra son projet pour approbation à l’Assemblée plénière de la CDIP le 22 juin.

Le but est d’établir des règles communes qui régiront l’accès aux formations des degrés préscolaire et primaire ainsi que secondaire I. Il est certes possible aujourd’hui déjà d’intégrer une haute école pédagogique (HEP) sans maturité gymnasiale, mais un examen de culture générale est requis, écrit mardi la conférence dans un communiqué.

A l’avenir, l’admission sur dossier pour ceux qui souhaitent se reconvertir dans l’enseignement sans posséder de certificat d’accès formel sera possible. La proposition dans ce sens de la CDIP a été majoritairement approuvée.

Il en est de même pour la prise en compte des compétences acquises de manière non formelle, par exemple dans le cadre d’activités de jeunesse ou en donnant des leçons dans des cours de langue. De nombreux participants ont fixé comme condition à cet assouplissement que soient élaborées des procédures uniformes reposant sur des bases communes. De plus, seules les personnes titulaires d’une maturité gymnasiale, ou d’un équivalent, pourront faire valoir leurs compétences acquises de manière non formelle. Autre nouveauté proposée par la CDIP, la création d’une filière destinée spécialement aux personnes en reconversion et combinant formation et activité d’enseignement. Les HEP auraient toute liberté d’offrir ou non ce type de structure. (ATS)