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Les capteurs sont essentiels pour tous les secteurs, il ne reste «plus» qu'à les concevoir.
© AVA SINGAPORE

Technologie

Les capteurs, clé de voûte de la révolution numérique

Pas de transformation numérique sans données, et pas de données sans la mise au point de capteurs intelligents: la journée organisée par le CSEM à Lucerne a fait la part belle aux microtechnologies

A l’heure où la Suisse se numérise, comment lui assurer une récolte massive de données sans laquelle cette révolution n’aura pas lieu? En truffant le quotidien de capteurs. De la glycémie d’un patient, pour le domaine de la santé, à la consommation électrique d’un foyer, pour la gestion de l’énergie: tous les secteurs ont ce même besoin d’instruments intelligents, qu’il reste à concevoir.

La miniaturisation au centre des recherches

La thématique était au centre de la journée organisée mardi au Musée des transports de Lucerne par le Centre suisse d’électronique et de microtechnique (CSEM). L’établissement, accélérateur d’innovation qui collabore avec des entreprises sur 400 projets par an, compte sur son expertise scientifique. «La clé du monde numérique doit se chercher du côté de la miniaturisation, dont les solutions permettent de capturer l’information in situ et de la convertir en données numériques. Nous devons jeter des ponts entre les matériaux et les données», a lancé en ouverture son directeur, Mario El-Khoury.

Des algorithmes gèrent le chauffage

Ces capteurs auraient des conséquences bien concrètes, comme une meilleure maîtrise des factures énergétiques. Tel est le pari de l’entreprise Neurobat, basée à Brugg (AG), qui conçoit des thermostats intelligents et des algorithmes pour optimiser l’efficience électrique des bâtiments. Lancé à la fin de l’année dernière, le système équipe déjà une dizaine d’immeubles commerciaux.

«Les données nous permettent déjà de dire que l’excès de chauffage excède en moyenne 25%, résume son directeur Sohail Malik. On peut agir là-dessus tout en améliorant le confort des résidents.» L’investissement peut être rentabilisé entre quelques mois et quatre ans, en fonction de la surface à chauffer. Pour Sohail Malik, les efforts de réduction de la facture énergétique se sont concentrés jusqu’à présent sur l’isolation des bâtiments, plus onéreuse. «Notre solution est plus directement accessible, mais elles restent complémentaires.»

Un smartphone aux fonctions médicales

L’innovation portée par le CSEM passe aussi par une approche logicielle. A l’exemple de la collaboration avec la société Biospectal, tout juste créée par Patrick Schoettker, médecin anesthésiste au CHUV. Son cheval de bataille: la mesure de la tension artérielle. «Mon idée initiale était de faciliter l’accès à des mesures fiables de la pression artérielle, pour le plus large public possible», raconte-t-il.

Biospectal travaille ainsi sur une appli mobile qui analyse la tension. Le capteur? L’objectif photo d’un smartphone, sur lequel il suffit de poser son doigt. Celui-ci mesure les variations de luminosité induites par le passage du sang, et l’appli et ses algorithmes sont capables d’en déduire une mesure précise de la tension. Pas besoin d’aller à la pharmacie, ni d’acheter un appareil, tout se fait sur le mobile. Une première démonstration doit avoir lieu dans les mois qui viennent.

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