Le patron déchu de l'alliance Renault, Nissan et Mitsubishi a été interpellé jeudi matin à son domicile de Tokyo en raison de nouveaux soupçons de malversations financières, un mois à peine après avoir été libéré sous caution.

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Placé une nouvelle fois en garde à vue, après 108 jours passés derrière les barreaux, M. Ghosn avait annoncé la veille qu'il comptait tenir une conférence de presse le 11 avril pour «dire la vérité à propos de ce qui se passe».

Des malversations maintenant

«Quand il a compris qu'il allait être arrêté, il a enregistré une interview par Skype pour TF1 et LCI», a raconté sa femme au Journal du Dimanche. «Il a aussi enregistré une vidéo en anglais où il donne sa version de l'affaire. Il avait envie de désigner les responsables de ce qui lui arrive. Ce sont les avocats qui l'ont. Elle sera diffusée bientôt», a-t-elle promis.

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La nouvelle arrestation de M. Ghosn est motivée par des soupçons d'avoir transféré des fonds de Nissan à une société «de facto contrôlée par lui», via un distributeur de véhicules du constructeur japonais à l'étranger, selon le parquet.

Carlos Ghosn est déjà sous le coup de trois inculpations: deux pour déclarations inexactes de revenus durant les années 2010 à 2018, dans des documents remis par Nissan aux autorités financières, et une pour abus de confiance.


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