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Tourisme

Casimir Platzer: «Pour innover, les hôtels suisses doivent mieux coopérer»

Pour le président de GastroSuisse, Casimir Platzer, il est indispensable que les conditions-cadres s’améliorent en Suisse

«Il faut miser sur le web»

Le Temps: Quelles solutions préconisez-vous pour relancer l’hôtellerie suisse?

Casimir Platzer: Les problèmes les plus urgents pourraient être résolus par un cours de change de l’euro à 1,5 ou 1,6. Or dans le contexte actuel, cela semble un vœu pieux. Nous avons constaté, avec l’Institut de recherches pour le tourisme de l’Université de Berne, que des coopérations entre entreprises et hôteliers pourraient augmenter leur compétitivité et leur santé tout en constituant un important stimulant en matière d’innovations. Nous avons rédigé un manuel intitulé Fit together – Kooperationen und Innovationen, qui paraîtra en octobre. Parallèlement, il est indispensable que les conditions-cadres s’améliorent. Des prix d’importation équitables et la liberté d’approvisionnement sont impératifs pour garantir la compétitivité de l’hôtellerie suisse.

– Certains hôtels ont-ils déjà dû fermer leur établissement face à la cherté du franc?

– Nous ne disposons pas encore de chiffres. Toutefois, même les entreprises bien gérées rencontrent des difficultés. Cela me préoccupe. Les conséquences ne seront tangibles que plus tard. Je suis convaincu que pour l’heure, nous ne voyons que la pointe de l’iceberg.

– Comment les hôteliers doivent-ils se positionner face à des agences de réservation en ligne ou des sites de type Airbnb?

– Un hôtelier doit se différencier au moyen de ses offres. Il doit aussi optimiser davantage son propre site web pour inciter les visiteurs à réserver directement sur la propre page de l’hôtel, sans faire de détour par une plateforme. Des prestataires en ligne privés comme Airbnb correspondent certes à un besoin du marché, mais augmentent la pression de concurrence et distordent celle-ci. De nombreux prestataires d’Airbnb travaillent dans une zone grise. Des obligations administratives, notamment concernant la sécurité, les impôts et les taxes ne les touchent pas. La concurrence est une bonne chose, mais il faut des conditions égales.

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