Sommet

Le casting du WEF n’a jamais été aussi dense

En dépit de l’absence remarquée de Trump et de Macron, le rendez-vous davosien promet une concentration unique de chefs d’Etat et de membres de gouvernements

Le grand public a surtout noté, ces derniers jours, que ni Donald Trump ni Emmanuel Macron ne seront présents à Davos cette année. Mais l’absence des présidents américain – pour cause de shutdown – et français – pour cause de «gilets jaunes» – ne doit pas dissimuler le fait que la 49e édition du World Economic Forum (WEF) bénéficie d’un casting inédit par sa densité.

Plus de 60 chefs d’Etat et quelque 300 ministres, secrétaires d’Etat et autres membres de gouvernements se rendront dans la station grisonne, la semaine prochaine. Mardi, au siège du WEF à Cologny (GE), lors de la présentation du programme, il a donc surtout été question de donner des noms.

Angela Merkel, Jair Bolsonaro, Benyamin Netanyahou ou encore le premier ministre japonais Shinzo Abe font partie des têtes d’affiche. Antonio Gutierrez, le secrétaire général de l’ONU, en sera aussi. Les organisations internationales, la société civile et les entreprises seront aussi largement représentées. Au total, quelque 3000 participants sont attendus.

Tous les défis à la fois

Croissance des inégalités, numérisation, futur des travailleurs, éthique des géants technologiques, conflits ouverts ou larvés au Moyen-Orient… ce sont quelques-uns des thèmes qui seront abordés dans la cité grisonne, à partir de mardi prochain. «Nous sommes le seul événement de cette ampleur qui n’a pas de thématique précise, qui accueille toutes sortes de débats, s’est félicité le président du WEF, Borge Brende. Mais c’est un sacré défi de s’attaquer à tous ces enjeux à la fois!»

Tout le monde ne partage peut-être pas les mêmes valeurs, mais on peut toujours trouver des intérêts communs à tous

Klaus Schwab, fondateur du WEF

Chargé de la programmation, Sebastian Buckup s’est dit particulièrement fier d’avoir «inséré les questions de l’inclusivité, de l’environnement et de la durabilité dans l’ensemble de l’agenda, et non pas seulement dans une session thématique».

Le fondateur du WEF, Klaus Schwab, a rappelé le rôle de carrefour mondial que joue Davos. «Entre la révolution technologique et le réalignement des forces géopolitiques, nous sommes dans une période de grande instabilité. Tout le monde ne partage peut-être pas les mêmes valeurs, mais on peut toujours trouver des intérêts communs à tous.»

Guerre ou trêve commerciale ?

L’absence de Donald Trump, et donc potentiellement de substance au sein de la délégation américaine, a été l’objet de plusieurs questions de la part des journalistes. Au moment d’y répondre, Borge Brende recevait, sur scène, un petit feuillet de la part d’un assistant.

Il jette un œil, poursuit son monologue et le conclut en reprenant son antisèche pour égrener les noms des membres de l’administration de Washington qui feront le déplacement: le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo ou encore le secrétaire au commerce Wilbur Ross. Ils seront surtout là pour discuter avec leurs homologues chinois. Mais on ne sait pas encore s’ils discuteront guerre ou trêve commerciale.

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