Black Mirror, c’est bien sûr la série dystopique, saluée par la critique, présentant un futur sombre marqué par d’incroyables dérives technologiques. Mais aux Etats-Unis, Black Mirror est déjà en partie réalité. Cette semaine, on apprenait qu’une personne avait été arrêtée pour la première fois à tort à cause d’un système de reconnaissance faciale. En parallèle, une université américaine a affirmé avoir développé un premier service, aussi basé sur cette technologie, pour prédire si une personne deviendra un criminel. Face à ces dérives, les démocrates veulent légiférer, ce qui aura des conséquences pour Amazon, acteur phare du secteur, et ses concurrents.

Robert Williams est ainsi entré dans l’histoire de la reconnaissance faciale. Cette semaine, cet Afro-Américain a porté plainte, avec l’aide de l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) contre les autorités de Detroit (Michigan) pour une arrestation survenue par erreur en janvier. L’homme, accusé d’avoir volé cinq montres d’une valeur totale de 3800 dollars dans une bijouterie, avait alors passé 30 heures en détention. Arrêté et menotté devant chez lui, en présence de sa femme et de ses deux filles de 2 et 5 ans, il avait ensuite eu accès aux photos censées l’incriminer. Il s’agissait de deux clichés flous d’un homme noir. «L’ordinateur a dû se tromper», avait ensuite admis un policier.