Le retard de Polyfinance n'empêche pas FAME de se développer. Le centre de formation continue et de recherche fondamentale en finance vient de signer un partenariat avec GARP. L'Association mondiale des professionnels du risque conduira avec l'institution basée à Genève le premier cours qui permet de décrocher son diplôme phare, le Financial Risk Manager Certificate. Sorte d'équivalent du CFA des analystes financiers, le FRM valide des compétences très pointues en matière de gestion des risques de crédit, de marché ou encore de risque opérationnel. Des compétences utiles pour appliquer l'accord de Bâle II par exemple.

Déficit d'image en Europe

Créée en 1996, GARP est une association à but non lucratif qui dispose d'un budget de plus de 5 millions de dollars. Installée à New York, elle compte plus de 42 000 membres de quelque 100 pays. «Nous l'avons fondée au moment où ont commencé à se profiler les carrières dédiées à la gestion du risque. Que ce soit dans les banques, les assurances mais aussi les institutions de réglementation ou les consultants», explique Richard Apostolik, président de GARP. L'examen est toujours très sélectif. En 2004, près d'un candidat sur deux a échoué. Le FRM reste moins connu en Europe qu'aux Etats-Unis ou en Asie. Le partenariat avec FAME devrait redresser ce déficit d'image.

René Stulz, responsable du comité qui pilote le FRM et aussi membre du réseau FAME, a servi d'intermédiaire entre les deux institutions. «Nous avons pris contact avec d'autres centres de formation, mais l'expérience de FAME nous a convaincus», indique Richard Apostolik.

La semaine de cours intensifs, prévue fin août, coûte 15 000 francs. La formule permet à de hauts responsables de limiter le temps consacré à l'obtention du FRM. Elle devrait en outre limiter le risque d'échec, toujours difficile à accepter pour ceux qui occupent déjà des postes à responsabilités.

Jean-Pierre Danthine, directeur de FAME, espère que ce partenariat pourra être reconduit l'année prochaine. «Il confirme notre positionnement parmi les tout premiers centres européens de formation et de recherche», précise-t-il.