Stores baissés, panneaux fermés apposés sur les portes des commerces, rues quasiment désertées. Du 18 janvier au 1er mars de cette année, la Suisse a vécu son deuxième semi-confinement. Une période marquée par une forte incitation au télétravail et la fermeture de toutes les surfaces de vente jugées non essentielles. Les restaurants, eux, subissent depuis un an un régime encore plus strict.

La facture pour le commerce est désormais évaluée grâce aux relevés réalisés par les universités de Lausanne et de Saint-Gall, livrés au Temps vendredi. La note est particulièrement salée au cœur des grandes villes suisses. Selon les informations que trahissent les lecteurs de carte et les téléphones portables, les dépenses y ont baissé de 32% durant les six semaines de fermeture par rapport à la même période l’an dernier. Dès la mi-janvier, les paiements numériques ont chuté de 400 millions de francs à 250 millions de francs. Un niveau qui évoluera peu durant les semaines suivantes.