Le patron d’une banque suisse boursicotait discrètement en utilisant un compte ouvert au nom de sa femme dans une autre banque. Ces deux ans d’investissements personnels lui ont apporté près de 730 000 francs de bénéfice en investissant dans 47 actions, dont une quinzaine qu’il avait analysée dans le cadre de son travail. Le banquier n’a prévenu sa banque qu’a posteriori, ce qui lui a coûté son poste (il aurait dû annoncer ces placements auparavant). Sanctionné par la Finma, l’homme a fait appel devant le Tribunal administratif fédéral (TAF) et obtenu partiellement gain de cause, selon un arrêt (B-664/2020) analysé sur le site de iusNet Droit bancaire des Editions Schulthess.