Le lait redonne joie et gaîté à l’homme fatigué, selon le slogan publicitaire des années 1970. Ce n’est pas valable pour la production -laquelle est tout sauf joyeuse: Selon la FAO, la production laitière s’est accrue de 32% en 24 ans pour atteindre 585 millions de tonnes, mais par habitant la production a diminué de 9%. Dans les pays occidentaux, la production a même baissé – la progression se réalise dans les pays de croissance. Cela conduit, selon la FAO, à une tendance haussière des prix -car le lait est relativement cher, le stockage est difficile en raison des contraintes de température et de lumière, le transport parfois périlleux et les prix tout de même assez bas. Sans tenir compte des chaînes de valeur globales, telles que dans les céréales.

Pourtant il y a également un marché à terme pour le lait. Traditionnellement ils sont cotés à la bourse de Chicago (CME). Les prix des Futures se sont certes légèrement appréciés cette année, de 15,50 en mars à 16,20 dollars pour la fin de l’année, mais les volumes sont restés étroits et la performance à long terme est en plus rongée par les coûts du roulement des Futures et par la protection des monnaies. La hausse a été très forte en 2008. L’envol du prix du lait s’est arrêté avec l’éclatement de la crise financière. Mais l’investisseur qui a spéculé sur le prix du lait américain il y a un an a gagné actuellement environ 20%.

Les investisseurs qui misent sur une hausse du prix du lait en Europe ou en Suisse doivent prendre garde. Le certificat MILCH est lié au cours du lait sur la bourse de Chicago (CME) et n’est en rien dépendant du prix du lait en Suisse, selon Florian Stasch, expert en dérivés auprès de RBS. Dans le monde des matières premières, «Milch» est un créneau à part. Le produit est destiné au trader ayant une opinion bien définie sur ce marché. L’atout de ce certificat se situe dans la couverture de change. Les variations de change du dollar contre le franc suisse n’ont aucun impact sur la valeur du produit. Une certaine faiblesse réside toutefois dans la faible participation de 53%. Pour les investisseurs qui aimeraient s’informer sur les cours du lait à Chicago, le CME offre les renseignements nécessaires sur le site http://www.dailydairyreport.com. Cela permet sans doute de coller à l’évolution du marché.

*Coopération payoff et LeTemps