Cessez de taxer les tampons hygiéniques!

Une pétition en ligne veut abolir une taxe britannique scélérate

Les Anglo-Saxons ont le sens du détail significatif, un goût prononcé pour l’économie et un sens démocratique aiguisé: en témoigne une pétition lancée sur Change.org en 2014 et qui a dépassé les 150 000 signataires, d’où une nouvelle effervescence dans les médias. Son intitulé: «Stop taxing periods. Period.» C’est un jeu de mots. «Periods» avec un «s», c’est le cycle menstruel chez la femme. «Period», cela veut aussi dire «point», comme dans «point barre».

La pétition lancée par Laura Coryton enjoint donc au chancelier de l’Echiquier, George Osborne, de «cesser de taxer le cycle menstruel des femmes. Point barre.»

Un long chemin…

En cause, la taxe que le royaume prélève sur un produit qu’elle considère comme non essentiel: les tampons hygiéniques. Dans l’argumentaire que Laura Coryton joint à la pétition en ligne, un texte, pugnace en diable, fait l’historique de la taxe scélérate.

Où l’on apprend que le chemin a été et continue d’être très long, en Grande-Bretagne, pour libérer cet accessoire essentiel à la vie d’une femme, des impôts qui l’accablent. Ainsi, en 1973, c’était un prélèvement de 17,3% qui grevait les tampons. Après des luttes homériques et la ténacité des féministes, la taxation a été revue à la baisse, mais demeure néanmoins tout de même à 5%.

Ce que réclament donc aujourd’hui toujours, et non sans humour, les pétitionnaires anglo-saxonnes, c’est que les tampons hygiéniques rejoignent la liste des produits non taxés . Et soient traités à égalité avec, par exemple, la viande de crocodile et de kangourou, les infusions… ou les rasoirs pour hommes.