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Le groupe californien est parvenu à un accord avec ses employés sur le plan social qui doit accompagner la fermeture du bureau neuchâtelois mi-2018.
© Autodesk

Délocalisation

C’est officiel, Autodesk quittera Neuchâtel l’an prochain

La direction neuchâteloise du géant des logiciels de dessin assisté affirme être parvenue à un accord avec ses employés. La moitié des 232 employés se verra proposer un poste ailleurs ou du télétravail

Le départ d’Autodesk de Neuchâtel est acté. Après deux semaines de consultation avec les employés, le syndicat Unia et les autorités locales, la direction du géant des logiciels de dessin assisté annonce avoir trouvé un accord sur le plan social visant «à limiter les conséquences» de la fermeture du site neuchâtelois à la mi-2018, explique le groupe dans un communiqué diffusé jeudi. 

Lire aussi: «Autodesk va quitter Neuchâtel»

Les employés dont le poste a été supprimé «recevront des indemnités de départ équitables», précise une porte-parole du groupe. Mercredi, Unia exigeait «un véritable plan social collectif, à la hauteur de ce qui se fait en Suisse et des moyens financiers du groupe Autodesk». Le syndicat a été entendu. Mercredi soir, les parties sont tombées d'accord après 8 heures de négociation.

Jeudi matin, «le paquet a été soumis à l'ensemble du personnel, témoigne la secrétaire régionale d'Unia Catherine Laubscher. Il a été accepté à l'unanimité moins deux personnes».

La moitié des 232 employés concernés se verra proposer des réaménagements de ses conditions de travail, telle que la relocalisation dans d’autres bureaux.

Parmi les destinations possibles: Dublin, où Autodesk ouvrira prochainement un bureau, mais éventuellement l’un de ses 15 autres bureaux européens, à Barcelone, Munich ou Paris. Fin novembre, dès l’annonce de délocalisation, le groupe disait vouloir «disperser l’ensemble des fonctions opérationnelles basées à Neuchâtel» dans plusieurs villes européennes.

Autre alternative: le télétravail, déjà pratiqué notamment par des employés du service des abonnements, et qui pourrait être étendu, selon Catherine Laubscher.

Lire aussi: «Neuchâtel ne peut plus retenir Autodesk»

Par contre, l’entreprise n’est pas entrée en matière sur les alternatives formulées par les employés afin de sauver une partie des emplois sur le site de Neuchâtel.

Des discussions sont également en cours – sur proposition de l’exécutif neuchâtelois – pour conserver ou développer une activité spécialisée d’Autodesk dans la région. Contactée par Le Temps, l'entreprise n'a pas souhaité en dire davantage.

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