En 2011, Dexia avait été jugée suffisamment solide. Elle ne faisait pas partie des huit banques européennes dont les tests de résistance, organisés par l’European Banking Authority (EBA), avaient montré leurs besoins en nouveau capital. Trois mois plus tard, la banque franco-belge faisait défaut.

Deux ans après un exercice de «stress tests», qui pour des raisons de crédibilité avait échoué à restaurer la confiance en zone euro, la donne a changé. Les prochaines épreuves, supervisées par la Banque centrale européenne (BCE), qui testera la solidité des bilans l’an prochain, sont jugées crédibles par 32 des 34 économistes sondés par Bloomberg, début décembre.

«Même s’il va être difficile pour la BCE de dire toute la vérité sur les résultats, elle va devoir s’assurer que ses tests sont crédibles», insiste un analyste de Moody’s à l’agence financière. Pour cela, «il faudra que des banques aient des besoins de recapitalisation», ajoute-t-il. Mario Draghi, président de la BCE, a en tout cas promis qu’il n’hésiterait pas à sévir si besoin.