Le marché immobilier chinois flanche

En Chine, les prix de la pierre ont baissé entre avril et mai. L’indice officiel chinois, publié ce lundi matin, a affiché une baisse de 0,3% sur un mois en moyenne, dans les 70 villes suivies de près par les autorités. Une baisse des prix en glissement mensuel n’est pas exceptionnelle en Chine: cela avait été, par exemple, le cas en juin 2012.

En rythme annuel, les prix restent orientés à la hausse, mais cette hausse diminue depuis cinq mois. Le retournement du marché semble de plus en plus net: depuis le début de l’année, les volumes de ventes, mais aussi les mises en chantier de logements ont nettement décru par rapport à début 2013.

Une situation qui, à première vue, pourrait soulager les autorités puisque depuis quatre ans, elles se sont battues pour enrayer la hausse des prix, afin de soulager le budget des ménages.

En réalité, ce retournement probable du marché immobilier constitue l’une des toutes premières inquiétudes de Pékin, car il est impératif de le limiter, donc de casser les anticipations baissières des ménages.

L’immobilier et le prix de la terre sont en effet l’une des principales ressources des gouvernements locaux en Chine, en même temps qu’ils constituent la garantie la plus fréquente pour les prêts bancaires. Si la valeur du mètre carré devait substantiellement diminuer, les réactions en chaîne pourraient être violentes dans l’édifice économique du pays.

Le japonais Dai-ichi Life envisage une méga-acquisition aux Etats-Unis

Le géant financier japonais Dai-ichi Life vient de confirmer qu’il négociait l’acquisition de l’assureur américain Protective Life, mais a assuré que l’opération de rachat n’était pas encore totalement finalisée. Des pourparlers supplémentaires seraient programmés la semaine prochaine.

Cherchant à réduire la dépendance de ses revenus vis-à-vis du marché japonais, la direction du deuxième groupe nippon d’assurance-vie ne cache pas, depuis des mois, qu’elle cherche à accroître son exposition aux Etats-Unis qui reste le plus grand marché mondial de l’assurance vie.

Selon le quotidien économique Nikkei, Dai-ichi Life serait prêt à dépenser jusqu’à 4,9 milliards de dollars pour s’offrir le 20e plus grand assureur américain, dont le siège est dans l’Alabama mais qui travaille dans l’ensemble du pays. Si l’opération était validée, elle s’imposerait comme la plus grande acquisition jamais réalisée par un assureur japonais à l’étranger.

Tokyo va fournir des navires aux Vietnamiens pour contrer Pékin

L’annonce devrait encore horripiler Pékin, qui voit émerger un vaste mouvement de solidarité antichinoise en Asie de l’Est. Hier, le vice-ministre vietnamien de la Défense a indiqué que Hanoi se préparait à recevoir dès l’an prochain des patrouilleurs japonais pour équiper ses garde-côtes qui tentent de contenir la poussée des ambitions territoriales chinoises en mer de Chine méridionale.

«Le processus se met en place et nous espérons recevoir les bateaux au début de l’année», a expliqué Nguyen Chi Vinh, en marge d’un colloque sur la sécurité à Singapour. Présent à ce même événement, le premier ministre japonais Shinzo Abe avait indiqué, deux jours plus tôt, que le Japon apporterait «un soutien fort» aux nations d’Asie du Sud-Est confrontées à des différends territoriaux avec Pékin dans la région.

Ces derniers mois, plusieurs pays asiatiques se sont rapprochés de Tokyo pour organiser leur résistance face à Pékin et des livraisons de matériel ont été promises par l’exécutif japonais, tout comme des programmes d’aide à la formation de personnel. Les Philippines et le Vietnam ont particulièrement sollicité le Japon, quand d’autres capitales semblent encore hésiter à formuler publiquement des critiques contre la Chine.

«J’ai le sentiment que tous les pays, qu’ils l’affirment publiquement ou non, ont pris conscience des méfaits de la Chine et sont en désaccord avec ce qu’elle fait. Et je pense que d’autres nations devraient élever la voix de manière plus publique», a d’ailleurs martelé, hier, le ministre vietnamien, dans une allusion, à peine voilée, au silence des dirigeants malaisiens.

Kuala Lumpur qui est très liée commercialement à la Chine semblant hésiter à dénoncer l’agressivité de Pékin en mer de Chine méridionale.