Un consortium japonais investit dans l’énergie aux Etats-Unis

Le fonds d’investissement Global Strategic Investment Alliance (GSIA), emmené notamment par le groupe nippon Mitsubishi Corp et l’Association des Fonds de pension japonais, va finaliser dans les prochains jours le rachat pour 2,5 milliards de dollars d’une grande centrale électrique au gaz située dans le Michigan, aux Etats-Unis. La banque japonaise Mizuho, la banque publique nippone JBIC et le fonds de pension canadien Omers sont aussi partie prenante de l’investissement dans Midland Cogeneration Venture, précise un communiqué, ce qui pourrait confirmer la volonté de diversification des fonds de pension japonais.

Formée en avril 2012, la Global Strategic Investment Alliance a promis d’investir de plus en plus dans des grands projets d’infrastructures, notamment dans les pays développés pour sécuriser des revenus garantis sur le long terme.

Lait en poudre: la Chine soupçonne les étrangers d’entente sur les prix

Les producteurs étrangers de lait en poudre ont-ils noué une entente pour vendre leur produit à des prix artificiellement élevés en Chine? C’est la question que se pose la NDRC, le principal organe de planification économique en Chine, devant la hausse des prix depuis 2008. A cette date en effet, le pays avait été secoué par un énorme scandale: des bébés avaient trouvé la mort après avoir bu un lait en poudre qui s’était avéré contaminé à la mélamine. Depuis, les Chinois ont une grande méfiance pour les laits infantiles d’origine chinoise.

Or, au cours de ces cinq dernières années, le prix du lait importé a augmenté de 60%, note la NDRC. Elle a donc lancé une enquête sur ce sujet. Quant aux producteurs chinois, ils multiplient les initiatives pour tenter de regagner la confiance des consommateurs. Outre la mise en place de procédures plus strictes pour suivre les méthodes de fabrication, ils se rapprochent, parfois via des rachats, de producteurs étrangers, afin d’acquérir non seulement leur savoir-faire, mais plus encore des marques, gages de qualité.

Scandale du riz: le gouvernement thaï fait marche arrière

Le gouvernement thaïlandais a cédé à la pression de sa base électorale paysanne en annonçant, hier soir, qu’il n’allait finalement pas revoir à la baisse son très généreux système de subventions aux producteurs de riz du pays. En juin dernier, Bangkok avait annoncé qu’il allait devoir réduire de 20% le prix d’achat du riz aux fermiers pour limiter les pertes financières de l’Etat. Pour flatter ses soutiens, le gouvernement s’était engagé fin 2011 à acheter directement à un très bon prix le riz aux agriculteurs et a, ensuite, organisé sa vente sur les marchés internationaux. Mais le programme a été mal géré et le pouvoir s’est retrouvé avec d’énormes quantités d’invendus et un trou financier de 4,4 milliards de dollars. Il avait donc décidé, le mois dernier, de baisser ce prix d’achat.

Moins d’un mois plus tard, l’exécutif a indiqué, hier soir, qu’il continuerait finalement de payer, aux producteurs, 15 000 bahts (485 dollars) par tonne de riz. Il a aussi promis de gérer avec plus de transparence le programme de subventions. Dimanche, le ministre du Commerce, qui était en charge de ce système, avait démissionné, dans le cadre d’un plus vaste remaniement orchestré par Yingluck Shinawatra, la première ministre.