Les autorités autrichiennes viennent de débloquer 100 milliards d'euros pour soutenir le système bancaire. La banque Constantia sera la première bénéficiaire du plan. «La Suisse est meilleure que les autres pays», titrait le journal autrichien Der Standard, jeudi 16 octobre, sous un grand texte à propos du vacillement de Constantia. Le journaliste se basait sur les déclarations rassurantes des autorités financières et politiques suisses distillées les jours précédents. «Vous savez, je ne pense pas que la Suisse échappera à la crise», commentait ce jour-là René Siegl, directeur de la promotion économique autrichienne. Il ne croyait pas si bien dire. Au même moment, les autorités suisses dévoilaient le plan de soutien d'UBS, à hauteur de 60 milliards de francs, longtemps tenu secret.

«L'économie réelle autrichienne sera incontestablement touchée», relève René Siegl. Il fait un parallèle avec les attentats du 11 septembre 2001 à New York qui avaient eu pour conséquence une chute des affaires autrichiennes de quelque 40%. Les secteurs sensibles, comme l'automobile ou le tourisme, seront les plus affectés.

Les plans de relance discutés en Autriche tournent principalement autour d'un programme de baisse des impôts. «Mais je ne m'attends pas à une augmentation du budget de promotion économique», note René Siegl. Selon lui, le potentiel de redressement du pays se situe à l'Est. «Notre chance de surmonter la crise se situe à l'Est, car nous avons d'excellentes relations commerciales avec l'Europe orientale qui a, quoi qu'il arrive, de gros besoins économiques.»