Deux géants de verre et d’acier sortent de terre dans le brouillard et les paysages enneigés du Locle. Entourés de barrières et de machines de chantier, ces bâtiments industriels en construction incarnent l’espoir de l’horlogerie des Montagnes neuchâteloises, mise à mal par une crise sanitaire qui s’éternise.

A la manœuvre de ces imposants ouvrages, des entreprises détenues par des manufactures comptant parmi celles qui résistent le mieux aux conséquences économiques de la pandémie. L’horloger Tudor (propriété de Rolex) et le fabricant de mouvements Kenissi – structure fondée en 2012 par un industriel pour fabriquer des mouvements horlogers – s’installeront sur un site commun au Col-des-Roches, non loin du centre-ville. La manufacture Audemars Piguet Le Locle (anciennement Renaud et Papi) prendra quant à elle ses nouveaux quartiers sur les hauteurs de celle que l’on surnomme la Mère commune, parce qu’elle est historiquement la première à avoir vu le jour dans la région.