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Charles Vögele va supprimer près de 160 emplois

Le groupe de mode schwytzois, racheté par un groupe italien, coupe dans les effectifs de sa logistique

Unia dénonce un nouveau licenciement collectif chez le groupe de mode schwytzois Charles Vögele, vendu à l'italien OVS. Environ 160 postes sur les 165 actuels au sein du département logistique du siège de Pfäffikon et à Freienbach, dans le canton de Schwytz, sont affectés.

Dans un communiqué diffusé mercredi, Unia rappelle que Charles Vögele/OVS a déjà supprimé 50 postes début 2016 à Pfäffikon, dont la moitié sous forme de licenciements. En janvier 2017, le géant du prêt-à-porter a encore licencié environ 100 salariés de son siège.

En janvier: Charles Vögele annonce sa faillite aux Pays-Bas

Une externalisation

Avec la reprise, Charles Vögele subit une mutation, passant d'un détaillant à structure verticale à une organisation de ventes pour son nouveau propriétaire. Les livraisons vont être transférées de l'Asie vers Pontenure, en Italie, où elles seront enregistrées puis ensuite distribuées vers la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche, a expliqué à l'ats un porte-parole de Charles Vögele.

En Suisse, il est prévu d'externaliser la logistique à la firme XPO, qui l'assume déjà pour le compte d'OVS. Avec les mesures planifiées, une grande partie des emplois actuels dans la logistique deviennent superflus. En l'état, environ 160 postes sur les 165 actuellement dédiés chez Charles Vögele à la logistique sont touchés.

Une procédure de consultation

La procédure de consultation a démarré mardi et les collaborateurs ont été informés des plans de transfert à XPO, selon le porte-parole. Une décision définitive tombera une fois achevée la phase de consultation, probablement à fin juin, précise-t-il.

Unia relève pour sa part que la procédure de conciliation pour les précédents licenciements est encore en cours. «Le groupe de mode annonce une nouvelle procédure de consultation, mais affirme en même temps qu'il s'en tiendra au plan social», écrit le syndicat, qui réclame «une consultation digne de ce nom».

Un plan social «usuel»

«Charles Vögele dispose d'un plan social, auquel il a déjà eu recours par le passé», affirme le porte-parole du groupe de confection schwytzois, évoquant un plan social considéré comme «usuel dans la branche». Charles Vögele et ses collaborateurs n'étant pas membres de syndicats, des négociations avec ces derniers ne sont pas à l'ordre du jour.

Toujours selon le porte-parole, un nouveau licenciement collectif n'est pas prévu. Dans la vente, le groupe compte actuellement plus de 50 postes vacants et cherche à recruter.

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