Charmilles – qui appartient au groupe industriel Agie Charmilles, dominé par la firme schaffhousoise Georg Fischer – a présenté mercredi sa nouvelle gamme de machines-outils. Selon Yves Serra, président de Charmilles Technologies – qui se nommera dorénavant Charmilles tout court –, ces nouveaux produits devraient assurer des gains de productivité allant de 30% à 35%. Selon Charmilles, ses nouvelles machines «sont trois fois plus rapides». Les temps morts et les cycles de mesure en sont réduits d'autant. La société genevoise a vanté ses produits durant une semaine à 500 gros clients européens, accourus dans ses locaux de la zone industrielle de Meyrin. Selon Yves Serra, «environ la moitié» des visites devrait se conclure par une commande ferme. En moyenne, une machine Charmilles coûte 200 000 francs, a ajouté le patron de la société, qui consacre environ 6% de son chiffre d'affaires au développement de ses produits.

Le marché américain sera prospecté dès mars 2001 et l'Asie à partir du mois de mai. Le groupe Agie Charmilles contrôle, selon François Monod – un des cadres supérieurs de la société –, entre 35 et 40% du marché des machines à électroérosion. L'automobile, l'électronique, les télécoms et l'électroménager représentent les principaux bassins de clients du groupe, qui vend aussi ses machines à l'horlogerie, l'aéronautique et la microtechnique.

Agie Charmilles dévoilera mi-février ses résultats financiers. En 1999, le groupe avait réalisé un chiffre d'affaires de 901,3 millions de francs, dont 55,2 millions pour la recherche et le développement.

Agie Charmilles emploie environ 2500 personnes. A elle seule, la société Charmilles regroupe 850 collaborateurs, dont 550 à Genève, 150 à Schaffhouse et une centaine aux Etats-Unis.