- Taxi

Jusqu'à présent.Un chauffeur de taxi lausannois conduit un client d'Ouchy à l'aéroport de Genève. Arrivé sur place, il a l'interdiction de stationner à Genève et d'accepter, au retour, un client désirant se rendre dans le canton de Vaud. Le prix de la course Ouchy-aéroport de Genève comprend d'ailleurs le retour à vide (double kilométrage facturé dès la sortie de l'agglomération lausannoise).

Dès le 1er juillet. La prise en charge d'un client à Genève par un taxi lausannois pour une course retour sera possible. En cas d'amende, le chauffeur et la Commission de la concurrence (Comco) pourront recourir contre la décision. Ces nouvelles règles feront sans doute baisser le prix des longs trajets. En théorie, la concurrence pourrait être vive. Un chauffeur de taxi basé dans un village de Lavaux qui ne connaît pas de concession communale avec tarif réglementé pourra, selon la loi, prendre des clients à prix «cassé» dans l'agglomération lausannoise qui connaît des tarifs fixes négociés et approuvés par les autorités communales.

- Café

Jusqu'à présent. Un cafetier zurichois sans expérience doit suivre 51 jours de cours obligatoires facturés 130 francs par jour s'il veut s'installer dans le canton de Vaud.

Dès le 1er juillet. La profession de cafetier n'étant pas réglementée à Zurich, le commerçant zurichois pourra refuser de suivre les cours vaudois et s'installer sans autre dans le canton de Vaud. La LMI le permet en théorie. En pratique, l'association patronale Gastro-Vaud négocie en ce moment avec les autorités cantonales le maintien de l'obligation de suivre des cours complets pour les néophytes, et partiels pour les cafetiers extra-cantonaux ayant déjà tenu un établissement dans leur canton d'origine. Les prescriptions vaudoises seront cependant fortement allégées pour tous, notamment par la réduction du nombre de jours de cours. Sera-ce suffisant pour convaincre la Comco de ne pas se pencher sur ce dossier?

- Architecture

Jusqu'à présent. Dans plusieurs cantons romands, notamment Vaud, Neuchâtel et Valais, les autorités n'octroient un permis de construire une grande cabane de jardin ou une villa que si les plans sont signés par un architecte diplômé inscrit au registre cantonal ad hoc.

Dès le 1er juillet. Un citoyen «extra-cantonal» dont le canton d'origine ne connaît pas cette restriction pourra dessiner, signer, et déposer les plans de sa villa vaudoise ou neuchâteloise, même s'il n'a aucune formation d'architecte. Si l'autorité le refuse, il pourra recourir sur la base de la LMI, ou transmettre le dossier à la Comco.