Davos

Les chefs d’Etat du G20 sont automatiquement invités

Il semble que la décision de venir à Davos soit venue du côté américain

Au siège du Forum économique mondial à Genève, on peine à le claironner sur les toits. Mais l’annonce de la venue de Donald Trump à Davos est forcément un événement dont le WEF peut se réjouir. Jusqu’ici, c’étaient surtout des secrétaires d’Etat, des hauts responsables de l’administration qui faisaient le déplacement à Davos. Mais les locataires de la Maison-Blanche ont très peu fréquenté le rendez-vous annuel de la station grisonne.

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Seul Bill Clinton, dans la dernière année de son second mandat, y avait participé. George W. Bush avait honoré le WEF, mais en Egypte en 2008. Barack Obama n’y a jamais mis les pieds. L’un des arguments avancés pour expliquer cette faible participation américaine tient, dit-on, à la proximité du Forum avec l’annuel discours présidentiel sur l’état de l’Union qui a souvent lieu plus ou moins aux mêmes dates.

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L’initiative semble être venue plutôt de la Maison-Blanche, les chefs d’Etat du G20 étant automatiquement invités. Sa venue correspond ainsi à «l’esprit de Davos», celui du dialogue. Difficile de dire toutefois si Donald Trump, qui devrait expliciter son «America First», sera ouvert au dialogue. Les organisateurs espèrent toutefois qu’il sera exposé à des points de vue différents qui le feront réfléchir.

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Visibilité inédite

La participation du président des Etats-Unis, qui devrait venir avec plusieurs membres de son cabinet, donnera à la manifestation une visibilité inédite. Mais elle ne sera pas sans risque pour le WEF. A Washington, Donald Trump impose son cycle informationnel en raison de ses tweets matinaux. A Davos, où il sera question de débattre de la manière de «créer un futur partagé dans un monde fragmenté», le président américain arrivera avec une vision où le partage risque d’être minimal.

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Un exemple: Davos propose de débattre de la manière de pousser milieux économiques, gouvernements et citoyens à coopérer pour élaborer des politiques qui «permettront au commerce international de profiter à tous». Or Trump serait sur le point d’engager une guerre commerciale contre la Chine en imposant des taxes douanières plus élevées aux produits chinois.

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