La course pour la succession de Roberto Azevêdo à la tête de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est officiellement lancée depuis lundi. Après le Mexicain Jesus Seade Kuri, un ancien directeur général du GATT, l’ancienne OMC (1989-1994), c’était au tour du Suisso-Egyptien Hamid Mamdouh de faire acte de candidature mardi. Au moins trois autres candidatures africaines se profilent: la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre des Finances et des Affaires étrangères, qui a déjà brigué le poste de directrice du FMI, la Kényane Amina Mohamed, ancienne diplomate et présidente du Conseil général de l’OMC, et le Béninois Eloi Laourou, ambassadeur auprès de l’ONU à Genève.

L’Union européenne (UE) pourrait aussi aligner un candidat. Lors d’une réunion mardi, les ministres européens du Commerce n’ont pas exclu cette éventualité. Phil Hogan, le commissaire au Commerce, a confirmé son intérêt pour le poste et a affirmé qu’il était toujours en phase exploratoire. Il a tout de même brossé le profil du septième directeur de l’OMC qui, si tout va bien, entrera en fonction le 1er septembre. Il doit être une figure politique et un défenseur du multilatéralisme. Le délai pour le dépôt de candidatures échoit le 8 juillet.