Le fabricant de drones et de périphériques sans fil pour téléphones mobiles Parrot a accusé une perte nette de 137,9 millions d’euros sur l’année 2016, plombé par une chute de ses ventes de drones. Alors que le groupe avait renoué avec les bénéfices en 2015, il est repassé dans le rouge en 2016, le regain d’activité au quatrième trimestre par rapport au trimestre précédent, imputable essentiellement à un effet de saisonnalité, n’ayant pas suffi à inverser la tendance sur l’année.

Sur l’ensemble de l’exercice 2016, le groupe a vu son chiffre d’affaires reculer de 29% à 233,2 millions d’euros (à périmètre constant), le plus fort déclin ayant été enregistré par sa division drones. Cette dernière a vu son activité baisser de 38% à 114,2 millions d’euros, dont une division quasiment par deux des ventes pour les seuls drones grand public.

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Une reprise à la fin 2016

La reprise des ventes observée en fin d’année 2016 «est toutefois restée en dessous des attentes du groupe, notamment au regard de la baisse de la valeur des produits drones grand public en fin d’année 2016», souligne Parrot dans un communiqué.

Etant donné les pertes enregistrées en 2016 et dans un contexte de vive concurrence, le groupe «a pris des mesures de gel des embauches au second semestre puis mis en œuvre sa réorganisation début 2017 pour réduire ses coûts et se concentrer sur la qualité des marges et le maintien d’une solide capacité de développement à long terme». Début janvier, Parrot avait annoncé qu’il prévoyait de réorganiser ses activités dans les drones grand public en réduisant ses effectifs de près de 30%.

L’impact de cette réorganisation sur les comptes 2017 «est désormais estimé à 20 millions d’euros (contre 25 millions d’euros annoncés début janvier), dont environ deux tiers en charges exceptionnelles», relève le groupe.

Les objets connectés ne se portent pas mieux

Le reste des activités n’a guère été plus florissant avec un recul de 19% des ventes de sa division objets connectés en 2016, à 12,5 millions d’euros, et un déclin de 17,5% de celles de sa division automobile, qui devrait être cédée à l’équipementier automobile Faurecia d’ici fin mars.

Pour 2017, le groupe mise sur «une croissance globale de son chiffre d’affaires et une nette amélioration de sa profitabilité», grâce notamment à une croissance des drones grand public qu’il anticipe «particulièrement vive au premier semestre».

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