Médicaments

Chez Sandoz, un départ symptomatique des pressions sur les génériques

La démission du patron de Sandoz fait la lumière sur les difficultés que rencontre le marché des thérapies hors brevet. En cause, une concurrence accrue qui pousse les prix vers le bas et érode les marges

L’annonce était plutôt brusque, mais pas inattendue de l’avis des observateurs. Le patron de Sandoz, Richard Francis, quittera son poste à la fin du mois, écrivait jeudi la maison mère Novartis. «Nous avons amorcé une transformation significative de notre division», pour la rendre plus autonome, rappelait le responsable dans un communiqué. «Je comprends que c’est un processus qui s’étendra sur plusieurs années, ce que je ne pourrai pas assumer», a-t-il poursuivi, avançant des raisons personnelles.

Il n’en fallait pas moins pour relancer les rumeurs d’une cession de cette division dédiée aux médicaments génériques et aux biosimilaires, dont les recettes ont déçu l’an passé (-3% sur un an à 9,9 milliards de dollars). En particulier aux Etats-Unis où Sandoz réalise 30% de son chiffre d’affaires. «Rien n’indique que les ventes pourraient se redresser sur ce marché ces prochaines années», écrivait Novartis dans son dernier rapport annuel.