Que 2012 semble loin. A l’époque, les fondateurs de WhatsApp, Jan Koum et Brian Acton, parlaient ainsi de la publicité en ligne: «Une perturbation de l’esthétique, une insulte à votre intelligence et l’interruption de votre train de pensée». Depuis, les deux hommes sont partis, l’un après l’autre, de leur société, rachetée en 2014 par Facebook pour 19 milliards de dollars. Et désormais, le groupe de Mark Zuckerberg s’apprête à franchir le pas: WhatsApp affichera de la publicité en 2020, selon une annonce faite la semaine passée.

C’était bien entendu prévisible et personne ne s’en offusquera, d’autant que les départs de Jan Koum et Brian Acton ont été causés par des différends importants sur la stratégie de leur entreprise. Ce qui étonne plutôt, c’est le temps qu’a mis Facebook à oser franchir le pas. Et encore, ce qui sera affiché dès 2020 sera relativement peu intrusif: les publicités se placeront dans les «statuts» de WhatsApp: si un utilisateur ne clique pas dessus, il ne les verra pas. S’il le fait, il pourra ensuite interagir avec la marque.

Facebook est donc extrêmement prudent et chérit le 1,2 milliard d’utilisateurs de cette messagerie. Force est de constater que sur ce coup, la société de Mark Zuckerberg agit lentement et avec précaution. Et même avec intelligence, pourrait-on dire…