Cela devrait être la star de ce Noël 2016. Le chien Chip, fabriqué par la société Wowwee, basée à Hongkong, figure ces jours dans tous les catalogues des vendeurs de jouets et de gadgets électroniques. Vendu entre 229 francs (Digitec.ch) et 269 francs (M-Electronics, par exemple), le robot-chien n’est pas livré seul: dans le carton figurent un bracelet connecté, une balle électronique et un socle de recharge. Après plusieurs heures d’utilisation, le verdict n’est pas très favorable à Chip. Prometteur, le gadget n’est malheureusement pas assez fiable pour être recommandé. D’autant qu’un effet de lassitude pourrait assez rapidement se faire ressentir.

Mais commençons par ouvrir le carton. Il faut d’abord mettre en charge le chien, directement sur secteur. Via un câble direct ou via le «smartbed», accessoire sur lequel l’animal peut se connecter directement. Ensuite, l’on découvre la «smartball», avec laquelle le chien pourra jouer. Il y a aussi la «smartband», bracelet (à charger en USB) qui permettra de contrôler la bête. Une application pour smartphone permet aussi de donner des ordres au chien. Mais aussi, via une liaison Bluetooth, de mettre à jour le système de Chip.

Danse et aboiements

Wowwee présente sa bestiole comme «un robot intelligent et affectueux». C’est un peu exagéré. Certes, le chien obéit à certains ordres. Il effectue certaines actions lorsqu’on lui prodigue des caresses précises sur la tête. Il aboie de manière amusante. Il se déplace aussi très rapidement, via la télécommande virtuelle qui se trouve dans l’application pour smartphone. Il est aussi capable de danser en jouant une petite musique.

Mais le plus intéressant, sur le papier, est l’interaction qu’il devrait avoir avec la «smartball». Via des capteurs infrarouges, le chien et la balle sont censés communiquer sans souci. En pratique, c’est plus compliqué. En lançant la balle, puis en disant «Hey Chip, fetch!» (les commandes ne fonctionnent qu’en anglais) ou en appuyant sur une touche de son bracelet, le chien doit chercher la balle. Certes, Chip réagit, mais peine souvent à détecter la «smartball».

Pattes emmêlées

Même s’il est bardé de capteurs, il a aussi de la peine à détecter certains obstacles, comme les pieds de chaises dans lesquels il s’emmêle facilement les pattes. Le chien est aussi censé suivre son maître. Là aussi, Chip se déplace de manière un peu erratique et peine à suivre de manière proche celle ou celui qui porte la «smartband».

Risque de lassitude

Voilà pour les fonctions de base du chien. A la décharge du fabricant de Chip, prendre le temps (disons, plusieurs heures supplémentaires) pour connaître en détail les paramètres de la bestiole, permet de mieux interagir avec lui. On peut aussi changer son nom, de manière à ce qu’il réponde mieux aux commandes. Mais le problème qui peut ensuite se poser, c’est la lassitude. Même si le chien est recommandé pour les enfants de plus de huit ans, il risque très rapidement de les fatiguer, vu les soucis d’interaction constatés, ainsi que ses difficultés au niveau des déplacements. Bref, nous sommes réservés face à ce gadget un peu cher.