Cette semaine s’annonce cruciale dans le bras de fer qui oppose Apple au FBI dans le cas de l’iPhone verrouillé après la tuerie de San Bernardino, en Californie. Ce mardi, un représentant de la marque à la pomme doit témoigner devant le Congrès américain pour défendre sa position et expliquer pourquoi la société refuse de créer pour le FBI un «passe-partout» pour l’iPhone. Dans un autre cas, un juge new-yorkais a décidé ce lundi qu’Apple ne devait pas être contraint d’ouvrir son téléphone à la police dans le cas d’un trafic de drogue.

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Cette décision pourrait avoir une influence sensible dans le cas de San Bernardino. Quatorze personnes avaient perdu la vie lors de cette attaque. Le contenu de l’iPhone de l’un des tueurs demeure inaccessible au FBI.

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En parallèle, Apple a recruté un ingénieur suisse, Frédéric Jacobs, pour travailler au cœur de ses systèmes de sécurité. Cet étudiant de l’EPFL sera en effet intégré, dans le cadre d’un stage d’un an, à l’équipe de sécurité de CoreOS. Il s’agit d’une couche logicielle contenant les fonctionnalités dites de bas niveau entre le matériel (le téléphone) et le système d’exploitation iOS. Frédéric Jacobs sera ainsi directement impliqué dans les systèmes de chiffrement de l’iPhone au moment même où les dernières rumeurs prêtent à Apple la volonté de sécuriser encore plus son téléphone pour le rendre totalement inviolable, même par la police.

Frédéric Jacobs s’était déjà fait remarquer via le développement de l’application Signal, permettant de chiffrer les communications de bout en bout. Il s’était aussi fait connaître en juin 2014 en dévoilant un système anti-mouchard se situant dans la version 8 d’iOS. En septembre 2015, il avait participé au hackathon organisé par Le Temps. Comme l’explique le site spécialisé ICT Journal, Frédéric Jacobs travaille depuis juin 2015 à temps partiel pour la plateforme d’échange de bitcoins Bity.com.