«ChinaLeaks»: 2,5 millions de fichiers et 2 millions d’e-mails

La divulgation des manœuvres financières des grandes fortunes chinoises – parmi lesquelles plusieurs familles de hauts dirigeants du Parti communiste – est le résultat de l’opération «Offshore Leaks», menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).

En avril 2013, cette organisation, dirigée depuis 2011 par le journaliste australien Gerald Ryle, pilote la publication, dans plus de cinquante pays, d’articles sur le recours massif aux paradis fiscaux, véritables coulisses opaques de la finance mondialisée. Homme d’affaires, multinationales, despotes.. Jamais une telle liste de noms n’avait été publiée.

La source de ces révélations, y compris celle sur la Chine, provient d’une base de données: celle de deux sociétés spécialisées dans l’offshore: Portcullis TrustNet, basée à Singapour, et Commonwealth Trust Limited, basée dans les îles Vierges britanniques (BVI). L’ICIJ affirme avoir obtenu d’un informateur anonyme les listings de ces deux firmes. Sous la forme d’un disque dur de 260 gigabits de données et plus de deux millions d’e-mails.

L’ICIJ lie l’obtention de ses données à ses investigations sur le scandale «Firepower» en Australie, concernant une société spécialisée dans la vente de soi-disant carburants propres. Laquelle recourrait aux services des deux entités à Singapour et dans les BVI.