Les contaminés, les victimes, les quarantaines, les guéris… Jamais, sans doute, dans l’histoire des épidémies, les décomptes n’avaient été aussi nombreux, précis et immédiats que pour le coronavirus. Il y a pourtant un calcul qui commence à peine à être évoqué, près d’un mois après l’officialisation de la propagation de la maladie: les points de croissance que coûtera la paralysie chinoise à l’économie mondiale.

Jusqu’ici, le Nouvel An lunaire, même si les fermetures ont été prolongées jusqu’en février, a permis aux experts de considérer que de toute façon, l’activité aurait tourné au ralenti dans l’Empire du Milieu. Mais vendredi, la baisse de l’indice PMI chinois des directeurs d’achats est venue démontrer que, déjà, l’activité industrielle commence à souffrir. Et encore, le sondage sur lequel se base cet indice a été réalisé avant le 20 janvier, a prévenu le bureau statistique national. Ce qu’il s’est passé au cours des douze derniers jours n’apparaît donc pas encore dans les chiffres officiels.