Concurrence internationale

La Chine dénonce les règles anti-dumping européennes

Bruxelles a présenté mercredi de nouvelles armes anti-dumping. Pékin critique le fait que l'UE ait ajouté dans sa proposition une clause de «distorsion de marché»

La Chine juge que les nouvelles méthodes anti-dumping proposées par la Commission européenne ne sont pas conformes aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré jeudi soir le porte-parole du ministère, Shen Danyang, selon des propos mis en ligne par son administration.

Pékin regrette particulièrement que Bruxelles ait introduit dans sa proposition une clause de «distorsion de marché», qui s'apparente selon Shen Danyang à l'actuelle méthode de calcul anti-dumping suivie par les Européens et dénoncée de longue date par Pékin.

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La Commission européenne a présenté mercredi de nouvelles armes anti-dumping qui, sans la nommer, visent avant tout la Chine. L'exécutif européen doit en effet se prononcer d'ici au 11 décembre sur le statut d'économie de marché de la Chine au sein de l'OMC.

Une concurrence dénoncée par les industriels européens

Si ce statut est accordé, l'UE ne pourra plus protéger ses industriels comme auparavant en utilisant des méthodes d'identification du dumping peu favorables à Pékin. Le dumping consiste à vendre à perte, au-dessous du prix de revient.

Au coeur de cette proposition: une nouvelle méthode de calcul du dumping pour les importations en provenance de pays où il existe des distorsions importantes du marché ou dans lesquels l'Etat pèse profondément sur l'économie.

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Cette proposition a été jugée insuffisante par les secteurs industriels victimes de la concurrence chinoise, dont les aciéristes qui ont à nouveau envahi mercredi les rues de Bruxelles. Ce secteur dénonce particulièrement les surcapacités de la sidérurgie chinoise.

Les propositions de la Commission européenne doivent encore être adoptées par le Parlement européen et le Conseil européen (qui représente les 28 Etats de l'UE).

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