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Le siège de la banque de Chine./ REUTERS
© © Jason Lee / Reuters

Investissement

La Chine, devenue exportatrice nette de capitaux en 2015

Selon le gouvernement, ses investissements à l’étranger (145 milliards de dollars) ont pour la première fois dépassé le volume des investissements étrangers en Chine (135,6 milliards de dollars)

La Chine est devenue l’an dernier un pays exportateur net de capitaux, ses investissements à l’étranger ayant pour la première fois dépassé le volume des investissements étrangers en Chine, a annoncé jeudi le gouvernement chinois.

Cette annonce intervient au moment où Pékin cherche à obtenir des transferts de technologie et de ressources énergétiques et à s’ouvrir de nouveaux marchés.

Des investissements pour se moderniser et se diversifier

Les investissements chinois à l’étranger ont augmenté de 18,3% pour atteindre en 2015 le niveau record de 145 milliards de dollars, dépassant les 135,6 milliards de dollars d’investissements étrangers enregistrés en Chine, a indiqué le ministère chinois du Commerce.

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Cette étape est le résultat «du renforcement généralisé de la puissance nationale» et de la politique du gouvernement visant à encourager les entreprises chinoises à investir à l’étranger, a souligné le ministère dans un rapport.

Cette stratégie vise à lutter contre les goulots d’étranglement qui affectent le développement de la deuxième économie mondiale: surcapacités de production, faiblesse de la demande intérieure, consommation croissante de ressources énergétiques et de matières premières.

Les entreprises chinoises «doivent recourir aux ressources et aux marchés étrangers pour se transformer et se moderniser», a expliqué à la presse un haut responsable du ministère, Zhang Xiangchen.

Quid des restrictions imposées par Pékin aux entreprises étrangères?

Les investissements directs du pays à l’étranger ont triplé entre 2010 et 2015 et devraient encore doubler à nouveau d’ici à 2020, atteignant 1000 milliards de dollars sur les cinq prochaines années, avait déjà projeté le gouvernement chinois.

Si les récentes annonces d’acquisitions chinoises dans le football ont fait couler beaucoup d’encre, d’autres investissements, dans l’industrie par exemple, dépassent le milliard de dollars. En 2015, le géant public de la chimie ChemChina, a ainsi mis la main sur le fabricant italien de pneus Pirelli lors d’une opération valorisée à 7,4 milliards d’euros.

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Au début du mois, le président de la Chambre de commerce de l’UE en Chine, Joerg Wuttke, a dénoncé les restrictions imposées par Pékin aux entreprises étrangères, en net contraste selon lui avec le flot d’investissements chinois en Europe.

Alors que l’Europe se montre «extrêmement ouverte», les investisseurs européens «n’oseraient même pas en rêve imaginer racheter un aéroport ici en Chine», a déploré Joerg Wuttke, en référence au rachat de l’aéroport de Toulouse par un consortium chinois.

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