La Chine a connu en 2010 une vigoureuse croissance du produit intérieur brut (PIB) de 10,3%, tandis que la hausse des prix à la consommation s’est élevée à 3,3%, a annoncé jeudi le gouvernement. L’objectif officiel pour l’inflation était de 3% pour l’ensemble de l’année.

Sujet d’inquiétude pour Pékin, l’inflation avait connu en novembre son niveau le plus haut à 5,1%. Elle a décéléré à 4,6% en décembre.

Le gouvernement a jusqu’ici eu recours à des mesures monétaires pour juguler l’inflation, et promis de lutter contre les spéculateurs, mais n’a pas exclu de recourir à des contrôles administratifs des prix si nécessaire.

L’indice des prix à la consommation a été principalement influencé par l’augmentation des prix alimentaires, qui touche surtout les plus démunis. Cette situation fait craindre au gouvernement une flambée d’instabilité sociale.

La croissance s’est légèrement accélérée au quatrième trimestre à 9,8%, contre 9,6% au troisième, a précisé le Bureau national des statistiques (BNS). La croissance en Chine en 2009 avait atteint 9,2%, selon des chiffres récemment révisés. Le chiffre de la croissance 2010 est le plus élevé depuis la crise financière internationale de 2008. Il confirme la vigueur de l’économie chinoise.

Le PIB de la Chine a dépassé celui du Japon au deuxième et au troisième trimestre 2010. La forte croissance annoncée pour le quatrième trimestre devrait permettre à Pékin de confirmer son statut de deuxième puissance économique derrière les Etats-Unis lorsque Tokyo annoncera ses chiffres mi-février. Les ventes au détail progressent La production industrielle a augmenté de 15,7% l’an dernier, marquant une importante accélération par rapport aux 11% rapportés il y a un an pour l’année 2009. En revanche, les investissements en capital fixe dans les zones urbaines ont augmenté plus faiblement en 2010 qu’en 2009, avec 24,5% de hausse contre 30,5%.

Les ventes de détail, principal indicateur de la consommation, ont progressé de 18,4% en 2010. Elles avaient augmenté de 15,5% en 2009.

La Chine prend le chemin d’une croissance stable et conservera en 2011 une politique monétaire prudente et une politique fiscale proactive, dit le BNS.