Alors que les personnes physiques étrangères n’ont pas accès au marché boursier chinois, les institutions étrangères doivent au préalable être reconnues en tant qu’Investisseur institutionnel étranger qualifié (QFII). Or l’investissement étranger dans le cadre du programme QFII ne compte aujourd’hui que pour 1,6% de la capitalisation totale des Bourses chinoises et la Chine, deuxième économie mondiale, souhaite l’augmenter afin de stimuler ses marchés financiers. «Je pense que nous pouvons augmenter au moins de 10 fois» ce montant, a déclaré le directeur de la CSRC, Guo Shuqing, lors d’un forum économique à Hong Kong, sans autres précisions.

Le plafond total autorisé pour l’ensemble des investisseurs étrangers avait déjà été porté en avril dernier de 30 à 80 milliards de dollars. Quelque 169 institutions étrangères avaient ainsi injecté 37 mds USD à la fin 2012 au titre du QFII, selon des statistiques officielles. En juillet, la CRSC avait par ailleurs porté la part que les institutions étrangères peuvent détenir dans les sociétés chinoises cotées en Bourse de 20% à 30%.

Les investissements étrangers dans les banques et sur les marchés financiers chinois sont réservés à certaines institutions financières, sous réserve d’une approbation du QFII, créé il y a dix ans pour promouvoir l’internationalisation de la devise chinoise, le yuan.