Face au risque de naufrage d’Evergrande, le promoteur le plus endetté de Chine, les autorités centrales n’ont pour l’instant pas bougé: pas question de revenir sur la politique de rigueur financière imposée aux promoteurs immobiliers il y a un an en portant assistance au plus téméraire d’entre eux. Pékin, qui ne peut pas non plus risquer une crise systémique, semble avoir laissé aux gouvernements locaux la tâche de gérer la crise sans trop de casse. Les premiers mouvements viennent d’avoir lieu: des entreprises d’Etat ont été poussées à reprendre des actifs du géant privé, la banque centrale a injecté du cash dans le système bancaire pour mettre de l’huile dans les rouages et les gouvernements locaux sont chargés de surveiller de près la situation, à la fois financière et sociale.