Mobilité

La Chine s’offre de la technologie suisse pour recharger ses voitures électriques

La start-up vaudoise Green Motion vend les plans de ses bornes de recharge au groupe Zhongding. Pékin prévoit d’en installer 5 à 10 millions d’ici à 2020

Green Motion vend sa technologie de bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides à un groupe chinois. La start-up de Bussigny (VD) a annoncé mercredi, dans un communiqué, être parvenu à un accord avec le sous-traitant automobile chinois Anhui Zhongding. Coût de l’opération? «Des dizaines de millions francs», explique le directeur de Green Motion, François Randin, sans vouloir être plus précis.

Le groupe Zhongding, qui compte un chiffre d’affaires de quelque 1,74 milliard de francs et 14 000 employés, espère équiper la Chine d’un dense réseau de bornes électriques grâce à la technologie suisse. Pékin s’attend à une forte croissance du parc automobile électrique à 5 millions d’unités d’ici à 2020, soit 5 à 10 millions de bornes à installer sur tout le pays. Ces dernières seront produites en Chine mais pourront arborer le nom et le logo de la start-up vaudoise. L’accord de transfert technologique pourrait être répliqué sur d’autres pays, autrement inaccessibles pour Green Motion, affirme son directeur.

Financer le développement suisse

Pour Green Motion, qui a fait du «Swiss Made» sa carte de visite (ses produits sont fabriqués par trois sous-traitants locaux), ce nouvel influx de liquidités permettra de financer son développement en Suisse. La start-up vend et installe, en moyenne, 8 bornes par semaine. Fondée en 2009, elle compte un réseau de 730 bornes pour plus de 220 clients industriels (parmi lesquels la Ville de Zurich, l’Aéroport de Genève ou Nestlé). Elle espère atteindre 3000 bornes d’ici à 2020.

«Contrairement à d’autres pays, en Suisse, l’achat de voitures électriques n’est pas subventionné. Mais la demande augmente, explique François Randin. Nous voulons accélérer notre développement et occuper le marché le plus rapidement possible.» Green Motion compte 15 employés. Pour être en mesure de répondre à la demande et «digérer son transfert de technologies», la start-up engagera une dizaine de personnes supplémentaires et s’installera, dès juillet, dans un nouveau siège industriel qui «restera dans la région lausannoise».

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